Une mobilisation d'ampleur en Haute-Loire contre la politique du ministre !

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Une mobilisation d'ampleur en Haute-Loire contre la politique du ministre !

Près de 500 collègues se sont mobilisés ce jour, devant l'Inspection académique de notre département puis en défilé jusqu'à la préfecture du Puy-en-Velay, pour exprimer leur colère et leur opposition à la politique du ministre Jean-Michel Blanquer.

Face au mépris permanent le gouvernement se doit désormais d'écouter nos revendications :

- des mesures de protection immédiates pour les personnels et dans les classes (masques, purificateurs d'air...)
- des recrutements d'enseignants pour faire face à la désorganisation permanente et aux 7500 postes supprimés depuis l'arrivée de Jean-Michel Blanquer à la tête du ministère !
- le report des épreuves de spécialité du baccalauréat au mois de juin.
- une véritable reconnaissance de nos métiers qui doit passer par une revalorisation immédiate de nos salaires !

Retrouvez ci dessous l'intervention publique de ce jour de Benoît HUREL, membre de notre direction départementale :

"La situation de nos écoles est chaotique, comme celle de tous nos services publics et ce n’est pas seulement dû à la pandémie, mais aussi et peut être surtout à une désorganisation structurelle de tous nos services publics et notamment celui de l’Education Nationale.
Depuis 2018, près de 7500 emplois ont été supprimés. La gestion des salariés par la précarité, que ce soit dans l’enseignement et dans tous les services annexes d’une école (souvent salariés de l’ombre et pourtant indispensables), a considérablement nui au bon fonctionnement des établissements et au travail des enseignants. C’est donc bien la volonté de Macron et la politique menée par le ministère qui ont orchestré cette désorganisation.
Non, monsieur le ministre Blanquer, il ne s’agit pas aujourd’hui d’une grève contre le virus, mais contre votre politique mortifère pour les personnels de l’Education Nationale et les enfants.
Le changement incessant de protocoles, protocoles intenables, absence de moyens, de matériels, les retours au compte-goutte des élèves générant des aménagements pédagogiques rendent difficiles les conditions d'apprentissage. Pénurie des remplacements, gestion des tests et les absences des élèves dégradent fortement les conditions de travail. Pourtant les écoles, collèges et lycées doivent avoir les moyens de fonctionner en toute sécurité.
L’unité, la solidarité doivent être notre moteur, pour sortir de cette situation, qu’elle soit sanitaire, sociale ou économique.

C’est pourquoi, nous ne pouvons que nous féliciter de cette mobilisation afin d’améliorer les conditions de vie au travail.
Dans les jours à venir d’autres professions se mobiliseront, soyons solidaires avec eux, et pensons d’ores et déjà à la mobilisation interprofessionnelle et intersyndicale pour les salaires et l’emploi du 27 janvier.
Les enseignants sont aussi concernés par la baisse du pouvoir d’achat. En 1981, un professeur certifié gagnait, en début de carrière, l’équivalent de 1,8 fois le smic. Aujourd’hui, il perçoit 1,2 fois le smic, soit une perte de 320 € par mois !
Tous ensemble pour gagner !"

Retrouvez également, en pièce-jointe Word de cet article, l'appel du jour de l'Assemblée générale des grévistes du bassin du Puy-en-Velay.

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